20 octobre 2021

Comptabilité Micro-entrepreneur : comment établir un livre de recette ?

Grâce au régime de la micro-entreprise, le micro-entrepreneur bénéficie d’une comptabilité allégée. Cependant, ce dernier doit honorer certaines obligations imposées par ce régime. Parmi ces obligations, figure la tenue d’un livre de recettes. Toutefois, il conviendra de se poser toute une série de questions : en quoi consiste un livre de recettes ? Comment bien tenir son livre de recettes ? Et quelles sont les pénalités imposées en cas de manquement ?

Un livre de recettes, c’est quoi ?

Un livre de recettes correspond à un registre dans lequel sont enregistrées, chronologiquement, toutes les recettes qui ont été encaissées au cours d’une année. Ce livre doit contenir impérativement certaines mentions pour être conforme à la réglementation.

Le registre doit être obligatoirement tenu par tous les auto-entrepreneurs, bénéficiant du régime de la micro-entreprise ou du micro social, ainsi que les micro-entrepreneurs relevant des catégories BIC et BNC.

Un livre de recettes incomplet risque d’entraîner des pénalités en cas de contrôle fiscal.

Par ailleurs, les micro-entreprises dont l’activité consiste principalement à vendre des marchandises, fournitures et denrées à consommer sur place ou à emporter, ou à fournir des prestations d’hébergement, sont obligées de tenir, également, un registre des dépenses.

Comment bien tenir son livre de recettes ?

La tenue d’un livre de recettes n’est pas limitée à une seule méthode. En effet, les micro-entrepreneurs ont le choix entre 3 méthodes : la première consiste à acheter les livres en format papier. La seconde consiste à utiliser des documents officiels ou un fichier Excel. Et finalement, vous pouvez opter pour un logiciel comptable dédié aux micro-entreprises.

Il faut garder à l’esprit que les informations, une fois enregistrées sur le livre de recettes ne doivent pas être modifiables.

D’autre part, le livre de recettes doit impérativement contenir des mentions précises, à savoir :
● Le montant,
● L’origine des recettes (identité du client, ou de la société mandataire),
● Le mode de règlement (chèque, espèce, etc).
● Les références des pièces justificatives (numérotation des factures, notes)

Généralement, ce document comporte six colonnes :
1. Date d’encaissement,
2. Référence de la facture de vente,
3. Nom du client,
4. Nature de la vente,
5. Montant de la vente,
6. Mode de règlement de la facture de vente.

Il faut tenir ce livre au jour le jour et remplir par ordre chronologique chaque colonne selon les informations de la facture. Chaque facture encaissée correspond à une ligne sur le document. Pour les recettes de ventes ou de services dont la somme n’excède pas les 76 euros, elles peuvent être regroupées et enregistrées en fin de la journée. De plus, l’auto-entrepreneur ne doit pas encaisser des espèces pour un montant supérieur à 1000 euros.

Quelles sont les sanctions imposées en cas de manquement ?

Si l’auto-entrepreneur ne respecte pas les obligations comptables exigées concernant le livre de recettes et le registre des dépenses, il risque de faire face à des sanctions financières qui peuvent atteindre les 75 000 euros. Une amende fiscale de 15 euros, plafonnée au ¼ de son montant s’appliquera par mention manquante ou inexacte pour chaque facture.

Finalement, tout entrepreneur doit tenir un livre de recettes ainsi qu’un registre des dépenses si son activité l’exige. Ces deux registres doivent être précis et tenus à jour pour éviter toute éventuelle pénalité en cas de contrôle fiscal.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'entrepreneuriat